Comparatif et choix d'une centrale vapeur
Une
centrale vapeur est un fer relié à une cuve séparée qui produit de la vapeur
sous pression. Cette architecture explique tout : plus de vapeur, en continu,
et sans avoir à remplir un réservoir toutes les 10 minutes.
Ce qui distingue vraiment une centrale d'un fer
Un fer classique produit sa vapeur dans sa semelle, en petite quantité et par à-coups. Une centrale porte l'eau à pression dans une chaudière, et la vapeur arrive sèche et pénétrante. Résultat : le pli se défait en un passage au lieu de trois, et les tissus épais (jeans, lin, draps) deviennent praticables.
Le gain de temps est réel sur les grosses quantités et faible sur trois chemises. C'est le premier critère d'achat : la centrale se justifie par le volume de linge, pas par le prix.
Les chiffres qui comptent, et ceux qui ne comptent pas
La pression, exprimée en bars, est l'argument le plus mis en avant et le moins déterminant au-delà d'un certain seuil. De 5 à 6 bars suffisent pour un usage domestique ; les 7 ou 8 bars annoncés se traduisent par un gain modeste. Le débit de vapeur, en grammes par minute, est bien plus parlant : en dessous de 100 g/min, on n'a pas affaire à une vraie centrale ; à partir de 120, le travail devient confortable.
Le débit de pressing, ce jet renforcé de quelques secondes, sert sur les plis marqués ; sa valeur en grammes par minute n'a de sens que rapportée à la durée pendant laquelle il tient.
Cuve sous pression ou réservoir amovible
Les modèles à chaudière sous pression demandent un temps de chauffe de plusieurs minutes et ne se remplissent pas en cours d'usage : il faut les laisser refroidir. Ils délivrent en revanche la vapeur la plus régulière.
Les modèles à réservoir amovible et pompe se remplissent à tout moment et chauffent en une à 2 minutes. Ce sont les plus vendus, et le compromis est bon pour un usage familial. L'autonomie devient alors une question de confort plutôt que de contrainte.
Le calcaire, seule vraie cause de panne
Une centrale vapeur meurt du tartre, presque toujours. Trois dispositifs coexistent : la cartouche anticalcaire, à remplacer et donc à racheter ; le collecteur de tartre, un bouchon à dévisser et à rincer, sans consommable ; et le rinçage automatique de la chaudière. Le collecteur est le système le plus économique sur la durée.
Sur l'eau à utiliser, les fabricants sont clairs et souvent mal lus : l'eau du robinet convient dans la plupart des régions, éventuellement coupée d'eau déminéralisée en zone très calcaire. L'eau déminéralisée pure est déconseillée sur beaucoup de modèles, car elle attaque certains composants, et l'eau de récupération d'un sèche-linge ou d'un déshumidificateur contient des résidus. Le mode d'emploi tranche, appareil par appareil.
La semelle et le reste
Une semelle en inox glisse bien et se raye ; une semelle céramique glisse mieux au début et s'use ; les semelles à traitement dur tiennent le mieux dans la durée. Ce qui compte autant : la répartition des trous et la pointe, qui permet de passer entre les boutons.
Enfin deux détails qui font la différence à l'usage : le poids du fer, un fer lourd fatigue sur une heure de repassage, et le rangement, cordon et tuyau compris. Un appareil difficile à ranger reste sorti, et un appareil sorti finit par gêner.
